Objectif.
Transmettre aux enfants en difficulté scolaire, mes connaissances en art plastique pour des animations avec comme base un livre d’enfant que je décompose en plusieurs thèmes d’apprentissage en utilisant les images pour transmettre le :
- Français (vocabulaire, conjugaison).
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Mathématique (addition, soustraction).
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Dessin (gestuelle, composition).
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Etude des couleurs (primaires et secondaires).
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Hygiène de vie
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Civisme
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Etude des instruments de musique.
Je réalise ce projet par le biais de l’association internationale ASMAE de SŒUR EMMANUELLE.
J’ai été sélectionnée suite à un dossier de candidature, déposé en octobre 2009 auprès du siège d’ASMAE et choisie pour mon expérience professionnelle en dessin, peinture, modelage, projets culturels et réalisation de fresques murales avec des courts.
Rencontre avec l’association des plus démunies.
Le 10 Octobre 2009 je reçois par courriel de la part ASMAE la réponse positive à ma candidature et une convocation pour le 12 et 13 novembre 2009, je me rends donc à PARIS préparer une formation avec tous les bénévoles pour cette expérience humaine, des missions ASMAE misent en place au BURKINA FASO pour le période de juin à septembre 2010.
Programme des deux jours.
-*Présentation de l’association ASMAE.
- Conférence sur l’humanité.
- Présentation des groupes de bénévoles qui travailleront ensemble sur différents chantiers au BURKINA FASO.
- Emploi du temps et conditions de travail sur place.
- Organisation du voyage, formalités administratives.
- Témoignages d’anciens bénévoles sur leurs expériences vécues sur le terrain.
Préparation de mon chantier
La période de huit mois qui précède le départ pour ma mission, je m’occupe des démarches administratives et médicales.
Je m’informe sur la culture au BURKINA FASO.
Je prépare des activités variées en me documentant par Internet, en me rendant à la bibliothèque municipale, pour des recherches de contes, d’images, de paroles de chanson, de jeux, visant l’expression de la créativité par la découverte de nouveaux supports.
Je choisis trois supports pédagogiques pour mes animations culturelles, un choix par semaine.
Premier choix :
Un livre d’enfant avec une charmante histoire où peut ressortir une leçon de morale, des images colorées, une variété de dessins d’instruments de musique, avec aussi toutes sortes d’espèces animales.
Le titre :
« SOPHIE LA VACHE MUSICIENNE »
Je le lis plusieurs fois, je l’étudie puis regarde les images, redessine des dessins pour les retravailler ensuite avec un graphisme simplifié, je m’intéresse aux couleurs je souhaite transmettre aux enfants du centre mon savoir à ce sujet. Je me renseigne sur l’histoire de certains instruments par le biais d’internet.
Le livre raconte, l’histoire d’une vache musicienne qui quitte sa campagne pour aller chercher du travail en ville et frappe à toutes les portes pour intégrer un orchestre mais sa différence physique fait que les portes se referment. Toutes les excuses sont bonnes, l’orchestre des éléphants lui dit qu’elle ne fait pas le poids, les girafes disent qu’elle est trop petite, les vaches normandes précisent qu’elle n’a pas la bonne couleur. Désespérée, elle s’assoit à la terrasse d’un café. Un vieux chien trompettiste passait et s’arrête en voyant la tristesse de Sophie, elle lui explique son problème, il vit la même chose car il est trop vieux, de trop grandes oreilles etc. Donc refusé lui aussi de partout .Ils décident ensemble de créer un orchestre et de recruter des musiciens pour leur talent et non pas sur leur apparence physique.
Ils réussissent à composer un orchestre et organisent des concerts dans le monde entier qui auront un grand succès.
Deuxième choix :
Document sur les poissons des mers des Caraïbes, magazines, photos, dessins d’enfants, (que j’avais gardé de mes élèves de ma petite école de dessin que j’avais créé en Martinique).
Je décide de composer en dessin et peinture gouache un fond marin, tout cela me servira de support pédagogique pour aider les enfants du centre à la création de leur propre fond marin.
J’établie une liste de matériel nécessaire à la réalisation de ces deux projets. Je fais appel aux dons à mes amis par courriel où, j’explique mon aventure future au BURKINA FASO, je demande toutes sortes de fournitures scolaires avec une préférence pour : la peinture, des feuilles à dessin, crayons couleurs, feutres, pastels, gommes, crayons à papier, paire de ciseaux, colle, pinceaux. Les dons affluents, j’envoie deux colis postaux de fournitures au centre KAMZAKA. Puis je glisse dans ma valise mon matériel personnel habituel (pinceaux, crayons, aquarelle) pour réaliser quelques démonstrations devant les enfants car il est nécessaire qu’ils visualisent pour mieux comprendre et apprendre une technique à l’aquarelle et l’appliquent ensuite avec la peinture gouache sur leur dessin.
J’apporte aussi quelques livres supplémentaires.
Troisième choix :
Le choix pédagogique pour cette troisième semaine, je décide de le trouver au BUKINA FASO après la connaissance de mon futur public de leur environnement, de leur culture, je recherche un choix spontané qui me viendra là-bas. J’ai les deux premières semaines pour le trouver puis un week-end pour établir mon projet.
L’arrivée sur le sol AFRICAIN
Je prends un vol de PARIS le 31 juillet 2010, mes collègues de chantier sont là aussi.
Nous atterrissons le soir à 22 heures au BURKINA FASO où Rachel JONSHON notre coordinatrice de chantier et là pour nous accueillir et nous emmener dans notre logement sommaire à huit cent mètres du centre.
Le lendemain dimanche Rachel nous convoque à une réunion à 9 h au centre de KAMZAKA.
1)* Présentation des membres de l’association et leur fonction.
Romaric directeur du centre
Gladys chef de chantier
Amidou animateur (et mon traducteur attitré)…
2) Explication de notre mission concernant les attentes de l’équipe du centre. Romaric prend la parole :
« L’équipe et moi avons décidé pour ces vacances scolaires de juillet et août d’ouvrir notre centre aux enfants pauvres du quartier, filles et garçons âgés de 6 à 12 ans de façon qu’ils apprennent à connaître les enfants des rues et nous aider à rétablir auprès de leur famille une meilleure image de ceux-ci et d’enlever les préjugés de mauvais garçons.
A l’inverse cette rencontre à pour but aussi de réinsèrer nos garçons dans une vie sociale.
Puis les enfants ont besoin d’être stimulés dans tous les domaines ainsi que celui de la créativité.
Vous, bénévoles vous interviendrez d’abord le matin en soutient scolaire qui comprend français, mathématique, arts plastique, jeux et chants. L’après midi des professionnels du cirque, du théâtre, de la danse seront là, vous devrez participer aux entraînements de leur discipline afin qu’ils puissent réaliser plus facilement leur spectacle de fin de chantier.»
La réunion se poursuit, Romaric, Gladys, Amidou, Rachel, prennent la parole et nous expliquent quelques coutumes et traditions du pays qu’il est bon de savoir pour contribuer à notre meilleur adaptation et compréhension de la culture du pays. Ils nous informent, sur la langue parlée au BURKINA, le moré. Ils nous traduisent quelques mots d’usage courant.
Ensuite nous sortons de la salle. C’est dimanche nous faisons connaissance qu’avec les garçons du centre, ils nous attendent avec impatience, là sous le kiosque avec d’autres animateurs. L’accueil est chaleureux. Certains enfants jouent au djembé (tambour africain) d’autres les accompagnent avec des chants Burkinabé. Puis ils se présentent en chantant puis c’est une surprise quand ils nous présentent aussi, ils connaissaient donc nos prénoms.
La journée se passe dans la joie et la découverte de chacun.
Début du chantier.
La première semaine d’animation.
Cathy, Marie, Emilie et moi arrivons au centre à 7h45. Les enfants sont déjà partagés en plusieurs groupes et nous attendent dans les salles. Gladys me confie la classe des CP1 et CP2. Au total 25 élèves. (Des enfants de 6 à 11 ans dont certains en échec scolaire).
Je rentre dans la classe et là, je fais donc connaissance avec certains enfants du quartier, filles et garçons, le groupe est bien partagé les garçons des rues sont d’un côté, les enfants du quartier de l’autre. Ils sont très intimidés.
Amidou m’accompagne, il est mon collègue de travail et traducteur, les enfants en général parlent le français, mais certains ont du mal à s’exprimer et le comprendre, parfois Amidou et là pour redonner mes explications en moré… à SUIVRE.
Conclusion :
Ces semaines d’animation mon confirmer le sentiment de réussir dans ce métier d’animateur culturelle, appuyé par le nombre de dessins apportés par ces enfants, à la maison, la 3èime semaine du chantier immobilisé par des soucis de santé.
Les enfants ont découvert dans ce monde artistique, une expression libre par de nouveaux moyens avec une personne de culture différente.
Je ressens l’envie de continuer ce métier avec différents publics (personnes âgées, enfants, en difficultés ou hospitalisés) pour partir à la recherche des expériences humaines…
BLOG à l’attention des enfants des rues :
http://burkinafaso-humanitaire-over-blog.com
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